je te regardai. toi tu ne faisais pas attention.
juste l'illusion de ta présence. pas un mot échangé, pas un regard, pas une pensée... rien. et ça criait dans ma tête, des voix qui me hurlaient "comment tu peux laisser faire ça ?", "pauvre conne bouge ton putain de cul, fais qq chose !", "dis lui que tu l'aimes"; j'ai pas moufté. pas bougé. même pas tremblé. tu t'affairai a finir ton sac. tu vidais ton placard, rammassais tes crèmes a raser, les chemises& les cravates que je t'avais offertes pendant ces 2 ans. ton alliance que t'envoya choir dans la poubelle sans un regard, et ça tambourinai dans mon coeur "le symbole de nous deux, il l'a définitivement enterré, m'a-til aimé un jour ?!". la panique m'a prise mais je suis restée assise. calme. les jambes en tailleur. le coeur battant a 100 a l'heure. puis ça y'est, il fallait bien que ça s'arrête. la scène la plus pire de ma vie a pris fin, il avait finis son sac. il l'a pris. c'est retourné vaguement, a ouvert, est sortis puis a fermer la porte.Aujourd'hui tu ne connais plus mon nom, a croire que tu as la mémoire courte.